Cette journée comme une autre. Noël 2004, mes parents, mon frère et moi partons en Floride pour fêter les fêtes de fin d’année. J’étais tellement heureuse d’aller là bas, premier long voyage aux USA : les parcs d’attractions, Mickey, le soleil, les oranges, la vie à l’américaine. 26 décembre 2004 : séisme en Asie d’une violence rare, des milliers de morts, une horreur de la nature qui s’abat sur les hommes. Je vois ça à la télévision américaine le matin, à des milliers de kilomètres. C’est là que j’apprends que mes parents voulaient partir là bas à l’origine, au lieu de venir aux Etats Unis. Nous devions passer 15 jours sur une île en Thaïlande sauf qu’il n’y avait plus de disponibilités.

Ma vie aurait pu s’arrêter ce jour là, j’aurais dû être là bas. Depuis, je me souviens toujours de cette histoire comme rappel que la vie est fragile. Fragile, mais belle. Ce vendredi 13 novembre, le mercredi 7 janvier, ces jours qui marquent et qui nous changent. Que nous soyons proches ou éloignés des événements, les tragédies se reflètent sur notre vie : et si c’était moi, nous, ma mère, mon mari ? Parce que la vie est fragile, mais elle mérite d’être célébrée. Car des actes cruels et injustes de cette terrible journée ne méritent pas qu’on leur accorde plus de crédit, que l’on s’arrête de vivre, d’avancer. Ne jouons pas au jeu de la terreur et de la peur.

Parce que cela arrive tous les jours, ailleurs dans le monde et qu’on n’en parle trop peu. Continuons d’avancer, main dans la main, et ne donnons pas raison à la haine qui anime ceux qui nous attaque. Demain est un autre jour à célébrer pour l’humanité.

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